Le conclave des ombres (Hyjal@Pandaland)

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 [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO

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Souleazer
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MessageSujet: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Lun 24 Déc 2007 - 10:15

Je me dépeche je suis à la bourre pour aller bosser !

Bon... troisième volet pour le cdo... j'ai voulu exploiter une question qui me trottait depuis quelque peu dans la tete, à savoir , dans le couple démoniste/démo, qui controle qui ? Je voulais en outre créer un démon qui ne soit pas forcement une peau de vache mais surtout faire intervenir un troll qui soit pas du genre "moi mage troll, moi pete ta gueule à toi si toi pas content, moi 350 en intel mais moi parler comme ça".

Enfin voilà quoi...

ps : joyeux noel quand meme ! et chuis à la boooooooooooooourre !!!!


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Souleazer
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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Lun 24 Déc 2007 - 10:21

SIMILIS ET SIMILITUDES

PREMIERE PARTIE : LA DECHEANCE DE KYOTO



Ananxing - Kyoto et Volkin


La petite cabane de chasseur, nichée en plein milieu de Duskwood, non loin des territoires occupés par les terribles mort-vivants du Fléau, ne faisait que quelques mètres de superficie. Composée d’une pièce, son mobilier se limitait à un lit miteux, une chaise branlante et une table usée et dévorée par le temps. La seule et unique porte s’encastrait dans le mur nord alors qu’au centre de celui du sud, une fenêtre à l’allure misérable trônait dans toute sa splendeur. A part des tableaux d’un certain goût et des trophées de chasses, eux aussi d’un certain goût, il n’y avait pas grand chose sur les deux derniers murs.
Adossé contre le mur du fond, le dos plaqué entre le visage figé d’un cerf et l’un des quatre angle poussiéreux de la chaumière, Ananxing le mage, le regard perdu dans son propre reflet que lui renvoyait les carreaux rayés de la fenêtre, réfléchissait à une solution, une excuse plutôt pour le faire sortir et ainsi échapper à cette odeur si intolérable. Il en avait la nausée, un arôme rance de chair corrompue, une pourriture tout à fait intenable, comme celle qui pourrait se dégager d’une pièce de viande que l’on aurait laissé moisir en plein soleil… de plus… pas moyen d’ouvrir la fenêtre car tellement grippée, cette dernière ne servait plus que comme moyen d’éclairage. Il aurait pourtant donné tout ce qu’il possédait pour pouvoir sentir la caresse du vent contre son visage en sueur, pouvoir se rafraîchir l’odorat, pouvoir enfin respirer tout simplement ! Mais non, la fenêtre demeurait close.
Le poing fermé contre sa bouche et les phalanges plaquées contre ses narines, en pleine réflexion, Ananxing tentait ainsi de détourner les effluves nauséabondes en respirant sa propre odeur corporelle. Cela avait marché un temps mais désormais, il avait l’impression que sa propre peau dégageait une irrévérencieuse et putréfiée fragrance de poisson avarié. De plus, la chaleur n’aidait en rien mais alors que la fenêtre était à proximité, il se maudissait intérieurement de ne pouvoir l’ouvrir.
Il aurait put cependant recourir à un stratagème pour laisser pénétrer un air autant vivifiant que désiré, feindre à la chute incongrue, feindre le mauvais mouvement et ainsi casser le carreau par inadvertance pour qu’enfin, il puisse respirer normalement. Mais il se doutait que sa compagne, principale source de cette odeur atroce, se rendrait compte de ce petit jeu et n’apprécierait sûrement pas ce geste. Non qu’il craigne le courroux de Kyoto le démoniste mais Ananxing ne voulait pas le blesser en agissant de la sorte.
Détachant ses yeux de la fenêtre, il lui jeta un regard en coin. Emmitouflée dans l’habit d’ébène qu’il portait à son habitude, il en avait rabattu le capuchon pour dissimuler la moindre trace d’humanité de son visage, désormais invisible sous les plis de sa cape. Ne demeurait alors visible, à l’emplacement de ses yeux, seules deux petites billes autant lumineuses qu’écarlates, brillante d’une lueur de mauvaise augure dans l’obscurité ambiante du vêtement. Cependant, en y regardant de plus près, on remarquait que la cape portaient bien des retouches et des pelures, sans parler de l’usure générale et les nuances de couleurs, des entailles et des déchirures de-ci de-là et même des brûlures vraisemblablement du à des impacts d’une quelconque arme à feu. Tout cela donnait à ce vêtement l’impression d’avoir enduré les pires épreuves et les pires tourments. Porteur de cette loque, Kyoto stagnait à quelques pas du mur qui faisait face à son compagnon, droit comme un « i » et immobile telle une statue. Il n’esquissait pas un geste, rien ne trahissait la moindre réaction et on l’aurait davantage pris pour une ombre que pour un être vivant. Apparemment plongé en pleine réflexion, Kyoto ne cillait pas, ne sourcillait pas, ne respirait pas et dans des moments pareils, le premier venu se serait demandé s’il tenait quelque chose de l’être humain…
En aucun cas il ne laissait transparaître la moindre émotion sous son voile de ténèbres, ne faisait guère de bruit en marchant et ne respirait jamais, était- il animé de sentiments ? Percevait-il les sensations ou même la douleur ? Qu’est-ce qui faisait battre son cœur ? Si jamais un cœur sa poitrine renfermait… tant de questions restées sans réponse… et Ananxing sentait que le mystère n’était pas près d’être résolu. Beaucoup ne voyait en Kyoto qu’un fantôme, dérivé d’ectoplasme, hallucination ou simple apparition, Ananxing se persuadait pourtant du contraire : ce Réprouvé tenait plus de l’âme en peine que tout cela réuni et malheureusement, il souffrait terriblement de sa condition. Personne ne savait d’où il venait, son passé était et subsistait un mystère, ainsi que sa propre histoire personnelle, pareil à un épais voile de brume qui même s’il intéressait bon nombre de gens ne demeurait qu’un secret de plus accolé à la taciturne aura de Kyoto. Sans parler des termes de son enroulement au sein du Conclave des Ombres, qui l’avait convaincu de se joindre à eux et surtout comment, dans quelles circonstances et pour quelle récompense… Ananxing ne savait rien de tout cela… Kyoto continuait d’être une énigme à lui seul même après tout ce temps passé à être à ses cotés…
Véritable force de la nature avec sa carrure, il s’enfermait en permanence dans un mutisme aussi lourd qu’inquiétant. De toute façon, lorsqu’il s’exprimait, il le faisait dans un dialecte gutturale autant incompressible que dénué de charme et dont presque personne n’en comprenait la signification ; même les érudits les plus talentueux abdiquaient devant une telle complexité. Sous les plies de sa malsaine apparence, il cachait un terrible secret que bien peu de gens connaissaient au sein du Conclave des Ombres. Victime d’une malédiction aussi ancestrale que cruelle, son corps se désagrégeait et pourrissait à mesure que le temps s’écoulait, la transformant ainsi en zombie desséché. Pour cacher son apparence et son secret, il se dissimulait en permanence sous le capuchon de sa cape. Contre une telle fatalité, il n’existait apparemment pas de remède et seul quelques membres de la Société Royale des Apothicaires d’Undercity étaient parvenus à trouver une solution pour contrer les effets de ce mal. Durant un certain laps de temps, ils plongeaient le corps du Réprouvé dans un bain d’une solution spécial et les tissus de sa peau se régénéraient alors peu à peu. Bien sur, cela ne contrecarrait en rien les effets de la malédiction car il fallait réitérer l’opération au bout d’un certain temps.
Condamné à ce cycle infernale de décomposition maudit et de régénération scientifique, toute personne saine d’esprit aurait sombrée dans la folie ou se serait laissée mourir à la place de Kyoto mais pas lui, inlassablement et de façon ponctuelle, il subissait les traitements de ces fanatiques docteurs et continuait à se battre sous la bannière du Conclave des Ombres.
– Qu’est-ce qui te pousse à vivre Kyoto…
Il murmura sans même s’en rendre compte et à peine eut-il fini sa phrase que les yeux du maudit, pareils à deux cerises rougeoyantes noyées dans une brume opaque, se fixèrent sur cette nouvelle source de bruit. Le regard qu’il lui lança le rempli d’effroi et un frissonnement glacé remonta le long de son échine. Mal à l’aise, il feinta pourtant la désinvolture en détournant les yeux tout en haussant les épaules ; le regard de nouveau plongé vers la fenêtre, il se traitait de tous les noms pour avoir délier les lèvres car à présent incertain de la posture à adopter. Ce Réprouvé l’avait toujours mis mal à l’aise et ce n’était d’ailleurs qu’à demi-enchanté qui l’avait accepté de faire équipe avec lui pour cette mission.
Kyoto quant à lui ne le lâchait plus des yeux. Soudainement interloqué par le fait que Ananxing ait pu la regarder pendant un certain temps, il se mit à emmètre de curieux gargouillis. Ronronnant tel un chat au coin du feu, il avança d’un pas lent en direction de son compagnon. Ce dernier, du coin de l’œil, vit alors apparaître à l’emplacement de ses mains des gantelets d’armures. En les balançant légèrement, il rythmait sa laborieuse marche.
Déglutissant en comprenant qu’il se rapprochait de lui, une goutte de transpiration perla depuis le haut de son crane. Bien qu’il ne le craignait pas, sa seule présence suffisait à le mettre mal à l’aise. Et puis, cette nouvelle façon de respirer n’arrangeait guère son impression de mal et d’ailleurs, depuis quand respirait-il ? Traînant les pieds, Ananxing se rendit alors compte que les effets de la malédiction commençaient à se faire sentir d’une inquiétante façon. En plus de la forte odeur de pourriture qui émanait depuis son corps en décomposition, sa démarche et ses mouvements s’effectuaient de façon gauche et d’une certaine maladresse… Ananxing se demandait combien de temps il tiendrait à cette allure avant que son corps tout entier ne se désagrège. Plus que jamais, les soins de la Société Royale des Apothicaires devaient lui être prescrit…
– Evite de faire des mouvements inutiles Kyoto, souffla Ananxing d’un air détaché. Je n’ai pas envie que tu te fatigues et que les effets de ta malédiction te réduisent en miettes…
Il le regardait toujours du coin de l’œil et était d’ailleurs incapable de bouger tellement il redoutait son approche. Mais arrivé à moitié de chemin, la carrure monstrueuse stoppa net ; Ananxing soupira de soulagement en espérant qu’il avait suivi son conseil. Mais courbant légèrement l’échine, Kyoto se mit alors à expirer d’une façon bruyante et fatigué. Ses épaules se voûtèrent, ses genoux se plièrent, il n’en pouvait apparemment plus.
– Kyoto ? lança Ananxing.
Il trouva la force de tourner la tête pour le regarder en face et ce qu’il vit le surpris au plus au point. Ecarquillant les yeux, il se rendit alors compte que c’était la première fois qu’il le voyait afficher pareils signes de faiblesses. Ravalant alors son dégoût et son malaise, il sortit du coin de la pièce puis en quelques pas, il se posta devant lui. A une telle distance, l’odeur était encore plus nauséabonde et il se sentit tourner de l’œil. Mais focalisant sa gêne sur le propre calvaire qu’il devait vivre, il en fit abstraction et tentant de rassembler ses pensées, il se mit à réfléchir sur ce qu’il pourrait bien dire pour le soutenir en pareil moment. C’est donc l’officier de guilde qui entra en scène, délaissant un temps le Trol et ses gênes. Posant alors une main hésitante sur son épaule, Ananxing baissa les yeux pour positionner son visage face au grand vide qui représentait la face du souffreteux.
– On dirait que ça va pas très fort… tu tiendras quand même le coup jusqu’au retour de Nalicia ?
Il n’eut pas de réponse et Ananxing eut soudainement l’impression de parler à un zombie sans âme. Il respirait toujours de cette inquiétante façon et en prêtant l’oreille plus assidûment, il perçut un long sifflement qui allait de paire avec les inspirations, comme pourrait le faire un asthmatique en pleine crise.
– Kyoto ? appela-t-il. Tout va bien ?
Il la secoua d’abord doucement puis voyant qu’il n’y avait pas de réaction, il affermit sa poigne. Remuer de la sorte, Ananxing s’aperçu que quelque chose se décrocha depuis le gouffre de ténèbres qu’était son visage et s’écrasa sur le sol, interloqué, il baissa les yeux et vu avec effroi qu’il s’agissait d’une oreille ; vraisemblablement l’oreille de Kyoto. Relevant la tête, il lui jeta un regard apeuré en comprenant alors l’état de son compagnon : il allait mal et il lui fallait la médecine d’Undercity le plus rapidement possible.
– Alors c’est à ce point ? A ce stade tu ne tiendras jamais !


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Souleazer
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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Lun 24 Déc 2007 - 10:22

Un long gargouillis s’éleva du corps en décomposition et Ananxing comprit non pas la parole mais la signification de cette dernière : il acquiesçait sur son propre sort. Reculant alors d’un pas, Il leva les yeux vers le plafond de la cabane puis appela la créature qu’il s’était juré de ne pas déranger jusqu’au retour de la voleuse Nalicia, partit en reconnaissance il y avait déjà six heures de cela.
– Volkin ! Volkin ! Apparaît je te pris ! C’est pour une urgence !
Rien. Ananxing du alors réitérer son appel deux à trois avant qu’enfin, le lutin à l’aspect grotesque ne fasse son apparition entre lui et le démoniste.
– T’en fais un bruit toi alors !
Ne mesurant qu’une cinquantaine de centimètres et dévisageant Ananxing d’un air enjoué, Volkin, ne pu s’empêcher de faire une remarque sur le comportement plutôt irresponsable du chasseur Troll.
– Le bouclier est dressé Ananxing mais tu le sais autant que moi, il est bien plus efficace lorsque je suis concentré… me déranger n’est pas une bonne idée…
– Désolé Volkin mais il y a urgence, répondit-il avec un sourire en coin mal assuré. Et ça concerne ton maître…
Le lutin tourna le regard vers l’ombre pesante qui n’était autre que son partenaire privilégié.
– Il est où le problème ?
D’un saut agile, il s’agrippa à l’habit du démoniste puis se hissa en un rien de temps jusqu’à son épaule. Une fois en place, il se pencha en avant pour se rapprocher tant bien que mal de son visage courbé. Il lui murmura quelques paroles mais n’obtint pas de réponse. Intrigué par ce comportement qu’il ne jugeait pas normal, Volkin insista mais pour le même résulta.
– Bizarre, dit-il. Voilà qu’il ne répond pas.
– Kyoto n’est pas un grand parleur, remarqua Ananxing.
– Tu rigoles ou quoi ? Ce type est le plus grand baratineur de tout Azeroth !
– Mais seulement avec toi, acheva-t-il d’un air amusé.
– Exact !
C’était d’ailleurs une chose que Ananxing pouvait tout à fait comprendre, il devait être bien plus agréable de parler avec une personne qui vous comprenait et qui était capable de rebondir sur les arguments de votre discussion ; et dans ce cas, seul Volkin comprenait Kyoto. Mais pour une raison qu’il ne s’expliquait pas, il demeurait muet à ses questions.
– Tu sais ce qu’il a toi ? lança Volkin à l’adresse de Ananxing.
– Jette un œil à ses pieds et tu auras sûrement la réponse que tu veux.
Roulant les yeux vers le ciel pour marquer son ennui, il ne tarda cependant pas à s’exécuter. Toujours perché sur l’épaule de son partenaire, il se pencha alors en avant et dirigea son regard vers le sol ; ce qu’il y vit fut pour lui comme une révélation. Le morceau de chair déchu et bleuit ne faisait guère de doute sur son propriétaire.
– C’est ton oreille ça mon grand ?
– La réponse me semble pourtant évidente Volkin, intervint Ananxing. C’est d’ailleurs pour cela que je t’ai appelé, la mission s’est apparemment prolongée au delà du temps qu’elle aurait du normalement durer et je crains que ton partenaire commence à souffrir des effets de sa malédiction…
– C’est possible, rétorqua-t-il en haussant les épaules.
Volkin, dans un saut agile, se hissa jusque sur le crane voûté de son maître puis s’y assit comme un cavalier pourrait le faire sur la scelle de son cheval.
– Alors Kyoto ! Comme ça tu sèmes les parties de ton corps dans tout ce bled paumé ? Dans que état on va te ramener nous ?
Il riait et secouait la tête de son partenaire en y donnant des coups de reins. Ananxing, à l’écart de la scène n’y comprenait plus rien, il pensait que Kyoto était dans un état préoccupant et la seule personne qui aurait put lui venir en aide riait et se moquait de lui. Le lutin continuait son numéro de plus belle sous les yeux étonnés d’Ananxing lorsqu’un nouveau phénomène survint. A force d’être secoué de la sorte, une nouvelle partie de son visage se détacha pour venir s’écraser par terre. Le démoniste venait de perdre un nouvel organe mais son compagnon ne semblait pas s’en être rendu compte et continuait son tour de manège. Ananxing, quant à lui, n’en pouvait plus de ce genre de surprise et crut se trouver mal quant il baissa les yeux sur ce que le démoniste venait de perdre.
– Mais ce n’est pas vrai…
Stagnant dans une petite flaque de sang d’un noir corrompu, un œil à la corné totalement rouge et toujours rattaché à son nerf optique se trouvait là. Le fait que Kyoto perde un œil sur un simple choc venait corroborer l’hypothèse d’Ananxing, à savoir que sa malédiction l’avait complètement fragilisé et le rongeait à un point qui devait être bien au delà du supportable. Volkin, quant à lui, continuait de s’amuser sans se préoccuper du reste. Mais poussé à bout par une telle attitude, Ananxing lança sa main et pris le petit être par le col. Soulevé avec force, Volkin n’en perdit pas son sourire mais fut cependant à peine surpris de voir le Troll agir de la sorte, Ananxing ne passait pas vraiment pour un bout en train. Mais l’expression qu’il affichait alors qu’il le balançait au bout de ses doigts lui fit prendre conscience que quelque chose n’allait pas, ombrageux et semblait-il sur le point d’exploser, ses yeux luisaient d’un feu démoniaque et il se doutait que tout cela avait un rapport avec son comportement.
– L’heure n’est pas à ce genre de choses Volkin ! gronda-t-il. Es-tu conscient dans quel état déplorable se trouve ton partenaire ?
– Ce n’est pas parce qu’il paume une oreille que c’est la fin des naricots mon grand ! Kyoto est comme ça, il ne revient jamais vraiment entier lorsqu’il part en mission !
– Il ne s’agit pas d’une simple oreille imbécile de démon !
Il s’exprima avec tant de rage que la petite créature en frissonna de peur. Qu’Ananxing ne passe pas pour un plaisantin c’était une certitude mais à savoir ce qui lui prenait d’agir de la sorte, Volkin eut soudainement un curieux et désagréable pressentiment en ce qui concernait le devenir du démoniste.
– Qu’est-ce qui se passe avec lui Ananxing ? lança-t-il d’un air sombre.
Son visage se radoucit dans l’instant mais sans délier les lèvres, il plia les genoux et se mit au niveau du sol. Relâchent sa prise, le lutin y fut déposer et foulant alors le plancher des vaches, il ne tarda pas à tomber sur la source de l’emportement de Ananxing. A quelques centimètres de lui, l’orbe écarlate de conjonctivite baignait toujours dans le propre sang du démoniste. Il s’agissait d’un organe tout autre cette fois-ci et ce fut comme une claque pour le petit lutin qui était jusqu’à insouciant et rieur. La gravité de la situation ne faisait plus de doute car même s’il arrivait à son compagnon de perdre une oreille, une lèvre ou même un bras, il arrivait rarement qu’il perde l’un de ses organes des sens aussi important que ses yeux. Soupirant d’un air quelque peu honteux, il leva les yeux et entrevit alors dans l’obscurité du visage du démoniste une chose qui lui glaça le sang. Une seule et unique bille rouge lui renvoyait son regard, cet œil au sol lui appartenait donc bien…
– Il n’est guère le temps aux plaisanteries…
– Ne me fais pas de sermon Ananxing, interrompit-il d’un air grave. Pas quand je réfléchis…
De l’endroit où il se trouvait leurs regards ne pouvaient pas se croiser et c’est peut-être pour cela qu’un léger sourire éclaira le visage d’Ananxing. Tant mieux s’il se rendait compte de la situation, cela lui éviterait de se mettre en colère. Serrant ses poings, Volkin les plaqua contre ses hanches puis, soufflant d’un air qui trahissait son angoisse, il dit quelques mots.
– Tu n’es pas dans ton meilleur jour… c’est pour ça que tu ne me répondais pas ?
En guise de réponse, il n’eut droit qu’à une suite de grognements indistincts ; Ananxing n’en comprit d’ailleurs pas un traître mot.
Kyoto ouvrit l’une de ses main ganté de fer puis en offrit la paume tendu à Ananxing, ce dernier, plus surpris que tout autre chose, sourcilla mais voyant le regard que lui lançait Volkin d’en bas, il comprit soudainement. Courbant alors l’échine, il prit le gobelin par le col de sa cape puis vint le poser délicatement dans la main du démoniste. Delà, ce dernier se lança dans un discours de son cru pour l’attention du lutin et s’en suivit alors un long dialogue. Après ce qui lui sembla être une éternité, Volkin se retourna puis toisa Ananxing d’un air grave.
– Les nouvelles ne sont guères réjouissantes… il dépérit à vu d’œil et si nous ne faisons rien, il va tout simplement disparaître… nous devons faire quelque chose… tu as une idée ?
– Malheureusement Volkin… la fatalité annihile toutes mes facultés conceptrices… il faudrait peut-être lui faire prendre l’air ?

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Souleazer
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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Lun 24 Déc 2007 - 10:22

Bien sur, il n’y avait aucun trace d’intérêt dans ses paroles, cela ne l’intéressait plus vraiment d’aller se rafraîchir l’odorat car désormais un peu plus habitué à l’odeur qui régnait tout autour de lui. D’ailleurs, en y repensant à deux fois, faire prendre l’air à un zombie en décomposition ne semblait pas être la plus judicieuse des idées mais à son plus grand étonnement, le lutin ne répondit pas méchamment à sa proposition.
– Le problème Ananxing est que mon bouclier ne fonctionne que sur un espace clos et cela tu le sais très bien… sortir de la cabane équivaut à sortir du champ protecteur et donc, nous mettre à découvert aux yeux de l’Alliance dont les pantins ne sont guère éloignés de ce secteur… quoique je ne suis pas contre une petite bagarre avec ces fripouilles mais ce n’est pas la meilleure des solutions en l’absence de Nalicia…
– Certes… je me demande d’ailleurs ce qu’elle peut bien faire. Je doute que glaner des renseignements prenne autant de temps que cela…
En silence, Ananxing maugréa contre la lenteur de sa camarade. Partie en quête d’information, Nalicia aurait du revenir il y a déjà un bon moment. Fille violente et insensible, garçon manqué avec ses cheveux court et son tempérament destructeur, névrosée, colérique et possédant un cœur de pierre, elle n’en demeurait pas moins une espionne de talent et une véritable mine de ressource lorsque la situation le demandait. La présence d’un artéfact important dans cette région avait poussé Ananxing à l’envoyer en reconnaissance dans les environs pour gagner un maximum d’informations. La petite équipe se composait à la base de quatre membres, Ananxing en tête accompagné de Nalicia, il avait en outre choisi de se faire seconder par Kyoto et son partenaire de toujours : Volkin… car que serait le démoniste sans ses yeux et le lutin sans ses jambes…
– Il faut faire une sortie…
Volkin tourna des yeux incrédules vers le chasseur.
– Tu sais autant que moi que tout le coin grouille de héros en mal d’aventure… tous au service de Stormwind… faire une sortie ? C’est de la folie ! On ne peut pas risquer de se faire prendre pour aller prendre l’air !
– Il ne s’agit pas de cela Volkin, je vais ouvrir un passage et la projeter… on restera en arrière-garde pour attendre le retour de Nalicia.
Surpris par un tel discourt, le lutin sentit une rage étrange monter depuis les tréfonds de ses entrailles. Il voulait renvoyer Kyoto toue seul et demeurer ici ? Quelle idée absurde !
– N’importe koi Ananxing ! C’est ridckule !
– Non pas Volkin, c’est notre seule option…
– Mais pourquoi veux-tu absolument sortir pour ouvrir ton passage ? Mon champ ne causera pas d’interférences et tu le sais parfaitement étant donné que ton passage est d’origine magique et non démoniaque, il n’y aura pas de problème, pas besoin de se risquer à l’extérieur !
– Tu oublis le niveau d’énergie qu’il me faut déployer un tel phénomène. Il me faut de plus de l’espace et si je reste là, la battisse volera en éclats et je ne tiens pas à ce que la charpente me tombe dessus… ni toi d’ailleurs je pense…
Volkin avait tord et il le savait pertinemment, la seule possibilité de sauver son maître était de le renvoyer immédiatement par un passage dimensionnel. Mais le faisant hors de son champs protecteur, ils seraient alors à la merci de tous et cela ne l’enchantait guère… quoique Ananxing fusse un redoutable mage et lui même un non-moins talentueux démon … mais se battre dans un tel endroit ne lui plaisait pas… surtout dans la condition de Kyoto et l’absence de Nalicia… tentant alors le tout pour le tout, Volkin joua sa dernière carte, ses derniers arguments…
– Le temps que tu ouvres un passage on nous aura repérés ! Tu sais parfaitement qu’il y a en outre autre chose que des membres de l’Alliance dans le coin ! Je te parle du Fléau et des Ogres qui sont aussi présents… ce serait une folie de risquer le combat contre tout cela réuni… surtout avec un blessé et une absente ! Ananxing ! Il faut attendre encore !
– Attendre quoi ? Que Kyoto se décompose et ne soit plus que poussière ? Non Volkin, on s’en tient à mon plan sinon il sera perdu… je ne tolérerais plus aucune discussion…
Marmonnant à voix inintelligible, le lutin finit par s’incliner. Fermant alors les yeux, il se concentra un instant puis rompit le champs d’isolation démoniaque qui servait jusque là à les camoufler des yeux de leurs ennemis. Nul besoin de prononcer la moindre parole, il lui suffit de rompre sa concentration et l’enchantement disparu alors.
– C’est bon… le champs est ouvert…
Volkin s’exprima sans rouvrir les yeux car soudainement victime d’un feu intérieur que la plupart des mortels auraient appelés colère.
– Mais ne compte pas sur moi pour aller jouer les espions… je reste pour garder un œil sur Kyoto…
Soupirant d’un air soulagé, Ananxing ne pu réprimer un sourire. Il ne lui demandait pas de le comprendre mais seulement de lui obéir et c’était exactement ce que Volkin faisait. Se dirigeant alors vers la porte de la cabane d’un pas lent, il l’ouvrit d’une pression sur la poignée et en tirant vers lui. Dans un bruit sinistre, du à la vétusté des gonds, la porte s’ouvrit et Ananxing en passa le pas puis déboucha dans une clairière verdoyante d’une herbe grasse et généreuse mais pourtant dénué de fleurs. Pas une seule marguerite, pas un seul pissenlit, l’herbe elle-même tenait plus du gazon bien entretenu que de l’herbe folle. Pour son plus grand plaisir, un vent frais vint lui caresser le visage au moment où il mit le pied hors de cet enfer. En pareil endroit, l’odeur de Kyoto n’avait plus d’emprise sur son odorat, il savoura cet instant et chassa la transpiration de son front d’un revers de la main. Il ne faisait pourtant pas excessivement froid mais en comparaison de ce qu’il venait de vivre, Ananxing eut l’impression de revivre et de passer d’un désert ardent aux rivages glacé d’un océan de givre…
Soupirant de soulagement, il ne s’extasia pourtant pas davantage car désormais privé du champ protecteur du lutin, tous risquaient de se faire repérer et le combat serait alors inévitable. Mais avant cela, Kyoto devait être rapatriée vers Undercity et mis en lieu sur.
Devant lui à une vingtaine de mètres, les arbres formaient une étrange clôture opaque et il n’était guère possible de voir à travers. En tournant le regard et en suivant la lisière de ces arbres, Ananxing s’aperçut qu’ils faisaient comme un enclos naturel dans lequel la cabane de chasseur s’apparenterait à un mouton ou a tout autre bette d’élevage. Le terrain glissait étrangement face à lui dans une sorte de petit renfoncement et cela donnait une étrange impression de profondeur, amusé par un tel phénomène, Ananxing s’avança dedans et eut l’impression dé pénétrer dans un lac à l’eau invisible. Tournant le dos à la cabane, il se trouvait à peut près à mis distance entre la porte de cette dernière et l’orée du bois.
– Bien… l’endroit me parait idéal alors ne perdons pas de temps…
Se courbant légèrement, il inclina la tête puis serra ses poings. Se concentrant, il poussa alors un cri grave qui ne tarda pas à augmenter de crescendo pour devenir bientôt une cacophonie des plus déplaisante. Alors qu’il s’exécutait, une lumière pourpre jaillit depuis ses mains closes et se rendant compte du phénomène, il les écarta alors lentement. Au bout de quelques secondes, il cessa de crier et se mit à haleter comme un forcené : le portail était ouvert. Secouant ses mains, Ananxing fit disparaître l’énergie qui demeurait coller à ses poing puis d’un air satisfait, il plaça deux doigts à ses lèvres puis émit à long sifflement. C’était un signal…
– Tu peux venir Volkin ! dit-il. Tout est en place !
Le reste ne serait qu’une affaire de timing, renvoyer Kyoto et déguerpir au plus vite avant que d’éventuels ennemis ne rapplique. Toussotant, Ananxing lança une prière à voix basse pour que tout se passe bien.
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Sstevee
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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Lun 24 Déc 2007 - 11:55

AAaaaaaaaahh GG Soul !!!

CA c'est un cadeau de noël cheers cheers cheers

Vono => Go te laver :p (et nal t'acheter une montre pour être à l'heure)

++


P.S. : N'oublies pas la nouvelle année hein !!

oui, oui je sais===>[]

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Nalicia
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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Lun 24 Déc 2007 - 21:30

Comme d'hab rien à dire, jolie histoire :p

Citation :

Nalicia aurait du revenir il y a déjà un bon moment. Fille violente et insensible, garçon manqué avec ses cheveux court et son tempérament destructeur, névrosée, colérique et possédant un cœur de pierre, elle n’en demeurait pas moins une espionne de talent et une véritable mine de ressource lorsque la situation le demandait.

Et ouais je suis un kikoolol !!

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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Mer 26 Déc 2007 - 13:04

trop fort Gk "soul" rollins

gg bonne digestion

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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Mer 9 Jan 2008 - 9:12

tain je lavé pas vue se post soul lol

un gros gg a toi encore une superbe histoire need la suite de loasis mtn que tu es lancés study study
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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Dim 27 Jan 2008 - 3:24

Finalement je vais me servir de ce texte pour introduire quelque chose de plus gros... (je m'en voudrais te tendre une telle perche à Jorga) euh... je disais donc, pour me servire d'introduction à une autre serie...
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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   Mer 30 Jan 2008 - 11:32

Bon......rien a dire gg Soul
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MessageSujet: Re: [RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO   

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[RP - SIMILIS ET SIMILITUDES 1] LA DECHEANCE DE KYOTO
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